Béliza, SVE en République tchèque: J’ai appris à me connaître moi-même et à comprendre un peu mieux les autres

Béliza

Comme elle est déjà partie dans le cadre du programme Erasmus à Dublin puis à Grenade, Béliza Mendes a déjà entendu parler du service volontaire européen ( SVE ). C’est donc tout naturellement qu’une fois terminé son « master » sur le plurilinguisme européen et l’interculturalité à Strasbourg, elle s’adresse au Service National de la Jeunesse dans l’espoir de bénéficier d’une nouvelle expérience à l’étranger en attendant d’intégrer le marché de l’emploi.

Ensemble avec la coordinatrice SVE du Centre Information Jeunes (www.cij.lu) qu'elle a choisi comme organisation d'envoi elle consulte la base de données recensant les organisation accréditées dans le cadre du SVE (www.evsdatabase.eu), mais elle déchante rapidement : « Aucun des projets qui me tentaient étaient libres, et les autres ne m’intéressaient pas ».

Elle continue à chercher, envoie des demandes mais voyant l’inanité de ses efforts, elle est sur le point d’abandonner. «

J’étais prête à chercher du travail », soupire-t-elle.
C’est au moment où elle a abandonné tout espoir qu’elle reçoit une réponse positive d’un projet pour lequel elle se souvient à peine avoir postulé.
Une association tchèque du nom de Duha ( qui veut dire « arc-en-ciel » ), sorte de groupement d’ONG locales dont e point commun est l’organisation d’activités pour enfants et jeunes gens, l’invite à la rejoindre en tant que volontaire.

« C’est ainsi que j’ai pu découvrir la République tchèque », explique Béliza, qui se rend en mars 2008 au siège de l’association à Prague.

Elle a pour tâche de coordonner les demandes de bourse et de subside adressées aux ONG et de promouvoir leurs activités.
Elle aide aussi les personnes en charge de trois programmes de portée locale ou internationale, organise un week-end de volontariat ainsi qu’un concours de photographie pour une exposition.
Le travail administratif ne manque pas non plus. « J’ai même aidé à repeindre la cuisine », relève-t-elle avec le sourire.

Elle suit des cours de langue deux fois par semaine : « Mes collègues étaient tous tchèques, sauf un qui était portugais. » Communiquer en dehors du travail est plus difficile : « Les Tchèques n’ont guère tendance à parler d’autres langues. »

Son séjour d’un an dans le cadre du SVE est tellement concluant qu’elle reste une seconde année à Prague où elle travaille pour une entreprise américaine.

« Avec le SVE, j’ai appris à me connaître moi-même », dit-elle avec le recul.
Elle a ainsi appris comment agir dans une situation et un environnement inhabituels : « Cela m’a aussi permis de comprendre un peu mieux les autres. »

Le contact avec d’autres volontaires, issus d’une autre culture, a aussi été bénéfique : « Je me suis rendue compte que l’Europe est petite. Pour moi, suite à cette expérience, l’Europe est devenue une réalité. »
Et puis, le séjour à Prague lui a permis de sortir de son cadre habituel à Luxembourg : « Chez nous, on vit de façon confortable. Les gens se plaignent et ils ne voient pas ce qui se passe ailleurs. »

En matière d’emploi, elle a compris que « lorsqu’on a vécu comme étranger quelque part, on apprend à faire l’effort de chercher ». Et quand on revient dans son pays, « on n’est plus la même personne ».