Cyril, SVE au Portugal: On découvre un horizon différent. On devient plus ouvert.

Cyril

La première fois que Cyril Wealer prend connaissance du service volontaire européen survient lors d’un passage à la maison des jeunes à Troisvierges qui chaque année accueille plusieurs volontaires européens. Là dessus, il décide de prendre contact avec le Service National de la Jeunesse, qui lui conseille de consulter la base de données (www.evsdatabase.eu ) recensant les organisations accréditées dans le cadre du SVE. « Je souhaitais trouver quelque chose dans le domaine social », explique-t-il, car un stage effectué dans le cadre d’un remplacement à l’école primaire lui a beaucoup plu. Vivre une expérience à l’étranger le tente d’autant plus que la région où il habite – le Nord du Luxembourg – lui paraît « petite et pesante ». Ayant effectué des études à Cologne, il se doute qu’un séjour dans un autre environnement ne peut que lui faire du bien. Reste à trouver l’endroit, de préférence quelque part dans le Sud, « à cause de la mentalité et du climat ». C'est son organisation d'envoi, le Centre Information Jeunes (www.cij.lu), qui l'aide à contacter les organisations qui répondent le mieux à ses attentes et a ses objectifs. Il trouve finalement son bonheur au Portugal, dénichant une offre d’une association de jeunes à Peniche, lieu charmant situé au bord de l’Atlantique. En janvier 2009, il part pour cinq mois dans ce port de pêche, sans se douter qu’il prolongera son séjour de deux mois. « Les conditions du service volontaire étaient bonnes », se rappelle Cyril, qui est chargé dans un premier temps de s’occuper d’enfants dans un foyer de jour fonctionnant selon le modèle d’une maison-relais et au sein duquel il organise des activités pédagogiques et sportives. UN ANGLE DIFFÉRENT Au bout de deux à trois mois, Cyril rejoint une maison des jeunes, où des adolescents se retrouvent pendant leur temps de loisir. Il endosse le rôle de conseiller et d’interlocuteur, préparant et proposant des activités à ces jeunes gens. Et puis, il vise encore un autre objectif ambitieux : celui de maîtriser la langue portugaise. Il suit avec assiduité des cours d’une heure et demie par semaine, un apprentissage qu’il juge « très intéressant ». Cyril n’est pas le seul volontaire au service de cette organisation. Il est logé dans un bloc d’appartements et partage sa demeure avec deux autres volontaires. « J’étais très bien encadré. Tout a parfaitement marché », constate-t-il avec un brin de satisfaction. « J’ai vécu une expérience précieuse car j’ai travaillé dans un contexte social complètement étranger. » Il constate que l’éducation fonctionne de manière différente que chez lui : « On apprend comment ça se passe dans une autre culture. De sorte qu’on est amené à se poser des questions, à voir les choses de manière plus critique. » Et Cyril d’ajouter : « On découvre un horizon différent. On devient plus ouvert. » Une ouverture qui se renforce à travers les échanges qu’il entretient avec d’autres volontaires, originaires de près de quarante pays, et qu’il rencontre lors des séances de formation organisées dans le cadre du SVE. Il n’y a pas de doute : le séjour dans cette localité portugaise l’a profondément marqué. D’après lui, la globalisation aidant, chacun devrait suivre un stage obligatoire à l’étranger. « Mais on ne peut pas forcer les gens », reconnaît-il.