Diane, SVE en Espagne: Il s’agit d’une expérience précieuse, qui permet de renforcer son autonomie

Diane

Quand Diane Heftrich s’adresse au Service National de la Jeunesse, en cours d’année 2007, elle est dans une période de remise en question : en tant qu’éducatrice diplômée, elle a certes trouvé du travail dans une crèche mais elle ne trouve pas la satisfaction qu’elle recherche. En outre, une certaine lassitude la pousse à sortir de son train-train habituel au Luxembourg. Un ami lui ayant fait part de l’existence du Service volontaire européen, elle décide de sauter le pas. « Ce qui est génial, c’est qu’on te donne un cadre », affirme-t-elle, ajoutant qu’avec le SVE, les coûts et l’assurance sont pris en charge. Elle ne tarde pas de chercher une organisation d'envoi et se retrouve au Centre Information Jeunes (www.cij.lu) qui l'aide à gérer les démarches suivantes et qui s'occupe de déposer la demande de subvention auprès du SNJ. Il lui faut quand même rédiger une quarantaine de demandes avant qu’elle décroche une place. Elle songe dans un premier temps à se rendre aux Pays-Bas, où elle a de la famille, mais le nombre de projets que propose le SVE est limité. Au bout du compte, elle trouve une ouverture à Santiago de Compostelle, plus précisément dans une ludothèque, où elle a pour tâche d’encadrer des enfants du cycle primaire, âgés de 8 à 15 ans, en leur proposant des activités extrascolaires le soir de 17 à 21 heures. « Au début, j’ai dû me confronter à ce contexte inhabituel », relate-t-elle. « Je ne connaissais pas la langue espagnole. Les trois premiers jours étaient difficiles car les gens me parlaient et je ne comprenais rien. » Fort heureusement, elle peut compter sur l’aide de neuf autres volontaires qui travaillent pour la même organisation; les échanges et les conseils se font d’autant plus facilement qu’ils habitent ensemble, répartis dans deux appartements. De plus, les cours d’espagnols qu’elle suit pendant les trois premiers mois lui permettent de progresser très vite : « Au fur et à mesure, nous avons même parlé espagnol entre volontaires. » Enfin, elle a profité de son temps de loisir pour faire du sport – elle pratique la natation – et pour voyager à travers l’Espagne. OUVERTURE D’ESPRIT « Il s’agit d’une expérience précieuse », soulignet-elle, « c’est un atout qui permet de renforcer son autonomie. On est forcé de se prendre en charge mais cela se passe dans un cadre bien défini. Une telle expérience élargit l’horizon et donne de nouvelles idées. » Son enthousiasme est palpable, d’autant que le SVE offre une belle occasion au volontaire de connaître plus amplement le pays dans lequel il se trouve. Au cours de son séjour, Diane participe aussi à deux formations auxquelles sont conviés les participants au service volontaire : ils en profitent pour discuter du déroulement de leur volontariat, évoquant tant les bons côtés que les problèmes qu’ils peuvent rencontrer. « Ce qui est sûr, c’est qu’une telle expérience ouvre l’esprit », note-t-elle, regrettant que les jeunes gens qui ne quittent jamais leur pays n’en sont pas conscients. Diane estime que le SVE est une expérience à recommander à tous les coups et regrette que beaucoup de gens ne connaissent pas l’existence de ce programme. En ce qui la concerne, le SVE lui a procuré une nouvelle source de motivation : rien que pour cette raison, l’aventure en valait la peine.