Elie, SVE en Roumanie: Ce qui m’a plu, c’est de connaître les gens et leur façon de vivre

Elie

En termes de population, Cluj-Napoca est la troisième ville de Roumanie. Cette localité au Nord-Ouest compte plus de 300.000 habitants et abrite le siège de la branche roumaine d’une organisation non gouvernementale.

Quand Elie Gottlieb reçoit un courriel l’informant de l’existence de ce projet, il est séduit et décide de prendre contact avec cette ONG.

Au départ, Elie ne pense pas nécessairement à la Transylvanie.

Après avoir terminé ses études secondaires, il ne sait pas trop où poursuivre ses études et se dit qu’une expérience à l’étranger ne peut pas lui nuire, bien au contraire :

« Je vivais depuis dix-neuf ans au Luxembourg et je voulais voir autre chose, d’autant que c’est facile de voyager de nos jours en Europe. »

Comme il a entendu parler du service volontaire européen, il se rend au Service National de la Jeunesse et consulte la base de données que la Commission Européenne a développée afin de permettre aux jeunes de trouver un projet (www.evsdatabase.eu).

Avec le support de son organisation d'envoi, le Centre Information Jeunes (www.cij.lu) il envoie ensuite une série de demandes. Sa préférence va vers la Suède mais il ne trouve rien.

Ce qui importe, c’est de trouver un projet où il peut côtoyer d’autres volontaires. De ce point de vue, la proposition roumaine lui donne envie de tenter sa chance. Il participe alors au week-end de préparation du SNJ à Luxembourg et fait ses valises. 

A l’arrivée à Cluj-Napoca, il ressent comme un choc culturel : les routes ne sont pas goudronnées et l’endroit n’a absolument rien en commun avec ce qu’il a l’habitude de voir chez lui.

En outre, la directrice de l’organisation d’accueil semble davantage portée sur le côté pécuniaire que sur la bonne marche du projet, dont certains volets ne fonctionnent pas comme annoncé.

« Mon travail n’avait rien à voir avec la description qui en a été faite par l’organisation d’accueil », relate-t-il.

Sur le papier, Elie était censé s’occuper d’un foyer pour enfants de rue, mais ce foyer n’existe pas. De plus, les enfants qui vivent dans la rue sont des Roms et personne ne s’intéresse à leur sort.

En fin de compte, sa tâche principale se résume à organiser un camp d’été pour des classes d’enfants roumains désireux d’apprendre l’anglais. Le travail de préparation et le déroulement de ce camp d’été s’effectuent dans une atmosphère fort sympathique, car Elie coopère avec neuf volontaires européens originaires d’Italie, de France, d’Allemagne et d’Espagne.

Durant cette phase difficile de son SVE, Elie pouvait compter sur le support de son organisation d'envoi au Luxembourg et du SNJ.

Malgré les péripéties de son séjour, il tire un bilan plus que satisfaisant : « Ce qui m’a plu, c’est de connaître les gens et leur façon de vivre. On découvre le pays et sa culture d’une autre façon. Et cela m’a permis de voyager en train en Roumanie. »

Il a aussi apprécié de pouvoir côtoyer d’autres jeunes volontaires et de nouer des amitiés qui durent au-delà de son séjour. Cette expérience l’a en tout cas motivé à décrocher un diplôme : « Je sais que le travail est important. »

De plus, il a l’impression qu’il a beaucoup appris sur lui-même, un aspect qui n’est pas sans importance pour son avenir professionnel.

« C’était une période très chouette », reconnaît-il.

Avant d’ajouter avec un brin d’humour : « Et je n’ai même pas été mordu par un vampire ! »